Les techniques et les méthodes variées utilisées par l'artiste

Le procédé de la coulé en BRONZE CIRE PERDUE en FONDERIE d'ART

La création d'une pièce en cire dont la permanence doit être assurée par sa réalisation en bronze n'est que la première phase dans la production d'un bronze d'art qui nécessite plusieurs étapes toutes plus compliquées les unes que les autres.

Les techniques de ces procédés requièrent, tant de la part des sculpteurs que des fondeurs d'art, une excellente connaissance des tours de main du métier et de ses « secrets », une attention méticuleuse, une multitude de précautions et un sens aigu de la précision afin d'obtenir des bronzes dont la délicatesse du modelé, la finesse des détails et la fragilité des structures soient fidèlement reproduites dans toute leur exactitude.

En vérité, seuls les sculpteurs qui ont eu une véritable expérience en fonderie d'art cire perdue et de ce fait ayant la compréhension pratique de ce processus peuvent triompher de ses complexités, de ses exigences et des nécessités que requiert ce processus. De plus, rares sont ceux qui ont le talent, c'est à dire le doigté en modelage et la dextérité pour rendre la finesse des formes dans leurs sculptures, sont capable d'exploiter à bon escient toutes les possibilités qu'offre ce processus et de vraiment maîtriser l'art du bronze cire perdue dans toute sa signification technique et donc de son ampleur artistique.

Par contre, le stage moulage sert aussi comme une sécurité sur laquelle se rabattre afin de pouvoir reprendre une empreinte prototype de fonderie au cas d'une coulée ratée ou pour réaliser un multiple original. Les techniques spéciales rattachées à ce métier sont non seulement les conditions « sine qua non » de la fonderie d'art cire perdue, mais les matériaux ont également d'une importance capitale. Pour les raisons mentionnées plus haut, seuls les matériaux, certains très modernes, permettant la précision et l'exactitude désirées et ainsi répondant aux exigences et précautions nécessaires, permettent d'obtenir les succès escomptés.

Certains sculpteurs osent présenter aux fonderies d'art les plus expérimentées à bien couler en bronze, des ouvres aux fines parois et aux formes complexes qui sont en réalité impossible à mouler afin d'obtenir les prototypes en cire nécessaire à la coulée cire perdue. Elles passent directement aux étapes du montage et de l'échafaudage des évents et jets, c'est-à-dire des pièces sans moulage sécuritaire et donc qui ne pourront qu'être des ouvres uniques. IL va sans dire que ces sculptures uniques ont une plus grande valeur et requièrent une cote dispendieuse équivalente à leur rareté de bronze d'art original et unique.

Ces matériaux non récupérables réutilisables ou non sont très dispendieux et y rajoutant les difficultés et les précautions nécessaires qui sont rattachées aux multiples opérations de ce procédé rendent les coûts de fonderie d'art cire-perdue prohibitifs pour les artistes et peuvent par le fait même restreindre la liberté d'expression et l'évolution créatrice. Les frais de ces opérations de fonderie d'art cire-perdue sont équivalents à quatre vingt pour cent des frais totaux de la réalisation des sculptures en bronze.

Pour rendre permanents les originaux créés en cire, il faut les transformer en bronze par les opérations de fonderie d'art cire-perdue suivantes :
1- moulage en élastomère sur la sculpture ou les éléments originaux. - 2- construction à paroi mince en cire et/ou versement de cire en moule.
3- extraction précautionneuse d'une coque en cire dite prototype de fonderie. - 4- montage des réseaux de jets, d'évents et de masselottes sécuritaires de contacts.
5- échafaudage du réseau brut des jets, des évents et du cône de coulée. - 6- installation des matériaux de noyautage des vides et des creux intérieurs.
7- trempage et saupoudrage du revêtement réfractaire de la mise en coquille. - 8- cuisson de la coquille-empreinte céramique pour l'évidage de la cire.
9- fonte à haute température du bronze en creuset de coulé. - 10-coulée du bronze dans la coquille empreinte réfractaire de céramique.
11-démoulage du bronze d'art en cassant et brisant la coquille réfractaire. - 12-nettoyage de la sculpture en bronze au jet de sable.
13-ébarbage brut des évents, jets et masses lottes du bronze coulé. - 14-ébarbage fin et ciselure d'appoint des éclaboussures et des points de contacts.
15- soudure et/ou taraudage et boulonnage ou des divers éléments ensemble. - 16-brossage brut et polissage fin de finition de la sculpture coulée en bronze.
17-patinage et application à chaud des teintes oxydes sur l'oeuvre. - 18-assemblage et montage sur socle lorsque nécessaire

Cela veut aussi dire que toutes les sculptures coulées en aluminium et un bon nombre en bronze qu'exécutent et présentent nombreux sculpteurs, ne sont pas des pièces modelées en cire puis coulées en bronze par les procédés de revêtement ou de coquille réfractaire propre aux fonderies d'art cire perdue mais sont des pièces taillées en styrofoam puis coulées en divers métaux par les techniques de moulage au sable propres aux fonderies commerciales et non aux procédés de la cire perdue des fonderie d'art.

L'ART du PAPIER MATIÈRE pressé à la main en RELIEF

« Je prends la pâte ou pulpe de papier d'art haute qualité pour la fabrication de mes ouvres qui lorsque pressée à la main en épousant des saillies et des formes creuses en plâtre puis asséchée, me permet de prendre des empreintes précises en obtenant de fortes proéminences tout en possédant une rigidité surprenante qui me facilite la réalisation de granges oeuvres légères et solides. L'approche sculpturale de ce matériau 'papier matière' aux qualités inattendues favorise une inventivité créative et permet d'obtenir des résultats inhabituels de reliefs muraux. » Rusdi Genest

L'emploi inhabituel de la pulpe de papier fait main comme matériau de base en création fut initié dans les dernières décennies par des artistes qui privilégient son utilisation telle quelle, et l'adoption du terme « Papier matière » est une conséquence résultant de cette application. Traditionnellement, la pulpe de coton et/ou de lin sert à fabriquer d'une façon artisanale dite fait-main des feuilles de papier de haute qualité pour l'utilisation des artistes en aquarelle, en gravure et en dessin,

Une approche sculpturale vis-à-vis ce matériau aux qualités inattendues aux particularités versatiles et inusitées favorise une inventivité qui entraîne l'innovation de certains procédés de fabrication permettant d'obtenir des résultats inhabituels en sculpture relief. En tant que médium direct d'expression, ce matériau permet d'obtenir soit par moulage en formes creuses, soit par construction ou assemblage, des formes légères en relief ou en volume qui le différencie fondamentalement de l'expression de surface dite « oeuvre sur papier ».

Estampée dans une forme creuse en plâtre, puis pressée à la main et asséchée, la pulpe, épousant les creux et saillies du moule, prend des empreintes précises et donne des proéminences parfois particulièrement élevées. Cette pulpe de papier, lorsque moulée à une certaine épaisseur, une fois sèche possède une rigidité surprenante qui facilite la réalisation d'oeuvres sculpturales qui peuvent être de grandes dimensions tout en étant solides et légères. Ce matériau peut évidemment être teint, peint, vieilli et patiné pour devenir aussi le substrat d'une démarche picturale qui, alliant la peinture et la sculpture, offre des possibilités d'exploration créatrice fascinantes.

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